Qu’en est-il du cœur des Hommes ?

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La véritable crise, loin de la fin du monde et de l’effondrement économique, semble être, celle de l’Homme.

La mutation que nous vivons, exacerbée, par l’individualisme, ne laisse plus place au partage dans l’altérité, ni au respect de la singularité.

Le sujet se vit de manière « égo-centré ».

Aussi, la dimension, si futile pour certains, de l’amour, devient dans notre temps, dit moderne, un axe paroxystique du paraître, de l’envie, de la jalousie, de la séduction manipulatrice, de la toute puissance du pouvoir, des pouvoirs… et ce, au dépens de la simplicité de l’être à exister.

Dans la perte de repères, de valeurs, dans les défauts de symbolisation, dans l’acculturation même, sans parler du relativisme ou positivisme ambiant où « tout semble normal », émergent de plus en plus d’intégrismes qu’ils soient politiques, scientifiques, religieux…

C’est ainsi que nous devenons riches de nos misères humaines !

Notre monde n’a jamais autant visé l’axe de l’excellence au plan du modernisme…Mais qu’en est-il de l’humain, surtout quand tous les indicateurs de la souffrance psychique s’accroissent, sans parler des addictions chez les jeunes et adolescents ?…

L’un des paradigmes les plus marqués reste celui de la communication : Nous n’avons jamais autant communiqué dans la virtualité ; à la fois l’Homme n’a jamais autant vécu la présence de la solitude, et ce, même en couple ou en famille (entre 16 et 20% des français se sentiraient seuls selon les différentes études).

Alors, pourquoi s’écrier : « Où est Dieu ?!,Que fait-il ?!».

En effet, il n’appartient qu’à l’Homme, dans sa liberté, de construire, d’édifier le monde dans lequel il souhaite vivre.

Nous ne récoltons que, ce que nous semons…Ceci était prévisible depuis des décennies.

Aussi, avant de créer un nouveau déterminisme de la prochaine fin du monde le 13 avril 2036, il serait judicieux de conscientiser que la première finitude, reste humaine et que notre propre fin du monde sera notre mort.

Et oui, l’Homme ne sera jamais immortel ! Mais, dans cet inéluctable, il est appelé à vivre, à donner et à recevoir. Le « je » appelle le « tu » et réciproquement…

Enfin, loin de tout catastrophisme ésotérique, le « sens » peut se (re)-trouver même dans l’apocalypse (qui, au plan étymologique signifie révélation, venue). Nous l’avons largement constaté en relisant l’histoire.

C’est sans doute ce qu’exprime le poète et penseur Khalil Gibran lorsqu’il écrit : “Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit”

© Nicolas Sajus

Doctorant – chercheur -

Psychanalyste

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