La résilience « en-Je » d’un parcours de vie…

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La résilience est un processus, qui permet à une personne de rebondir sur les événements traumatiques de son existence humaine.

Cette dynamique convoquera toujours, entre autre, en regard d’un bouleversement existentiel, la mobilisation des ressources et des potentialités du sujet.

Toute cette démarche, en réalité n’a rien de simple et à trop souvent évoquer une notion, parfois, le « sens » se dilue comme grand nombre de concepts.

Aussi l’effort sur cette route, de toute une vie, me semblerait-il, ne serait pas tant parfois, la réparation utopique de certaines blessures traumatiques dévastatrices, sinon, bien davantage la remise « en-JE » des capacités de la personne et l’accroissement de ses ressources personnelles.

Néanmoins, certaines limites peuvent émerger en regard du processus, qui requiert de nombreux facteurs, le rendant complexe.
Des reproductions persistent parfois pouvant être liées à des blocages, à des mécanismes de défense, des loyautés familiales inconscientes,la dimension neuro biologique, des inaptitudes de divers ordres…

Encore plus la résilience met l’accent sur cette importance du lien qui passe par cet autre qui vient faire nouage affectif.
Il faut donc une personne ou des mains tendues, une démarche spirituelle pour certains…

Cela concerne aussi toutes les qualités empathiques des protagonistes rencontrés lors des hasards de la vie et éventuellement une aide thérapeutique qui vont faire « sens » voire même révélation dans les liens d’attachements sécures ou d’amour.

Il faut partir du postulat, que la souffrance est inhérente à la condition humaine. Dans les générations à venir la question du traumatisme sera de plus en plus importante, surtout chez les jeunes où la dimension du paraître, associé aux pertes de valeurs et de repères sociétaux, sont tels, que la construction narcissique révèle de nombreuses défaillances et/ou vulnérabilités.

Pour autant, le sujet n’est pas dans une obligation à se vivre ou à se limiter à la souffrance vécue, en s’identifiant à elle.

Si la capacité narrative, à un moment, peut-être facteur de résilience dans une démarche symbolique, parfois elle ne peut être rien d’autre que représentation et répétition de la dimension traumatique.

Elle devient alors comme l’explique Carl Whitaker dans «therapy and couples therapy clinical application»: «une perpétuation du système défensif élaboré contre l’irruption du traumatisme»…ou moyen d’exister aux yeux des autres…

Se limiter au seul statut de la souffrance et se placer en victime pose la difficulté d’agir et de rebondir autrement.

Comment l’a écrit Albert Camus, “le chemin importe peu”, c’est le but à atteindre qui semble important. Aussi, « la volonté d’arriver, suffit à tout».

L’Homme sera toujours jardinier de sa vie, mais à des niveaux différents. Pour autant je ne pense pas qu’il soit enfermé dans un déterminisme.

En conséquence, ne rejoindrait-on pas néanmoins une humanité, si ce processus n’était pas accessible, ou, que partiellement ?

Simplement « apprivoiser » sa blessure dans sa fragilité d’être humain, ne serait-ce pas aussi une voix élective?

Il s’agit aussi de chemins d’espérance qui permettent à l’Homme de grandir…©

Nicolas Sajus

Doctorant–chercheur–Sciences de l’éducation
Psychanalyste
Conseiller conjugal et familial

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